Chères lectrices, chers lecteurs
Dans un contexte où le retour de l'inflation s'impose comme l'un des narratifs en expansion les plus puissants du moment — la Fed a relevé ses prévisions de PCE à 3,6%, neuf gouverneurs sur dix-huit anticipent une hausse de taux, et la BCE suit la même trajectoire — il est essentiel d'identifier les secteurs qui résistent structurellement à l'érosion monétaire. La santé en est un, et probablement l'un des plus solides.
Une vidéo tournée hier soir vous parle clairement de ce retour de l'inflation, comme promis dans ma chronique de lundi matin :
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Pourquoi la santé?
Parce que la santé possède un "pricing power" naturel que très peu de secteurs peuvent revendiquer. Les gens ne renoncent pas à se soigner quand les prix montent. Les médicaments, les dispositifs médicaux, les soins en EHPAD, les hospitalisations — ce sont des dépenses incompressibles, souvent prises en charge par des systèmes de protection sociale qui absorbent la hausse des coûts. Un industriel automobile peut perdre des clients quand il augmente ses prix de 5%. Un laboratoire pharmaceutique ou un opérateur de soins, non. C'est la définition même de l'inélasticité de la demande — et c'est le bouclier le plus efficace contre l'inflation.
De plus, le secteur de la santé bénéficie de tendances démographiques implacables — le vieillissement de la population européenne — qui garantissent une croissance structurelle de la demande indépendamment du cycle économique. L'inflation passe, la démographie reste.
C'est dans cette logique que nous avons progressivement construit une exposition au secteur de la santé dans notre portefeuille Croissance. Voici le suivi de nos trois lignes PEA qui se portent bien et représentent à elles trois 8% de pondération, avec le fameuse question "quelles lignes peuvent être encore achetées?" :
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