Chères lectrices, chers lecteurs,
Aujourd’hui, le marché baisse nettement. Le CAC 40 perd plus de 2% et repasse sous les 7 800 points, ramenant sa performance depuis le début de l’année autour de -4,5%.
Je ne vous cache pas que beaucoup de nos valeurs sont affectées par cette phase de repli. Nous sommes dans un moment assez classique mais toujours déstabilisant : les gérants procèdent à des dégagements pour reconstituer des liquidités, dans l’optique d’une éventuelle aggravation de la situation.
À l’origine de cette baisse, il y a la réunion de la Réserve fédérale américaine hier soir. Comme attendu, les taux ont été maintenus inchangés. Mais une fois encore, ce n’est pas la décision qui compte, c’est le discours. Et celui-ci a été perçu comme anxiogène par les marchés.
Dans le même temps, même si cela peut paraître secondaire, la décision inattendue de la banque centrale australienne d’augmenter ses taux pèse également dans les esprits. Cela renforce l’idée que le cycle monétaire mondial pourrait rester restrictif plus longtemps que prévu.
Aujourd’hui, les anticipations restent relativement stables : personne n’envisage réellement une nouvelle hausse des taux aux États-Unis. Mais, en contrepartie, la perspective de baisse des taux s’éloigne elle aussi. Et c’est précisément ce que le marché sanctionne.
Il faudra surveiller la réaction de Wall Street à l’ouverture, mais le contexte reste fragile.
Par ailleurs, nous avons un élément majeur à intégrer : le pétrole. La situation dans le détroit d’Ormuz continue de se tendre, et chaque jour qui passe sans résolution ajoute une pression supplémentaire sur les marchés. Nous sommes désormais sur un Brent autour de 113 dollars.
Nos valeurs pétrolières continuent de jouer leur rôle dans les portefeuilles, aussi bien en croissance qu’en rendement. Mais, comme vous le constatez, cela ne suffit pas à compenser entièrement la baisse globale des marchés.
Concernant les instruments techniques de protection, je reste très réservé. Les produits de type « put » montrent aujourd’hui leurs limites : ils perdent rapidement de la valeur dès que le marché se stabilise, en raison notamment de la valeur temps et de l’effet de levier. Ce sont davantage des outils de spéculation à court terme que de véritables instruments de protection dans le contexte actuel. D’autant plus que le timing de marché est devenu particulièrement imprévisible : les indices avaient toutes les raisons de baisser en début de semaine, ils ont résisté… et c’est aujourd’hui qu’ils corrigent.
Dans ces conditions, ces instruments me semblent peu adaptés.
Nous devons néanmoins rester vigilants : un niveau technique clé se situe autour des 7 780 points sur le CAC 40. En cas de rupture, il faudra envisager des protections plus classiques, que nous adapterons en temps réel.
Mais dans l’immédiat, je souhaite vous proposer une approche différente.
Non pas une protection contre la baisse des marchés, mais une protection face à la nature même du contexte actuel.
Une stratégie de moyen terme, décorrélée en partie des indices, et directement liée aux dynamiques économiques en cours.
Je vous la détaille ci-dessous. Et j'en profiterai aussi pour commenter les résultats de la small cap CHARGEURS et actualiser ma recommandation sur ce titre.
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