Chers lecteurs,
En ce lundi matin, les indices boursiers décrochent nettement à la suite de la flambée du prix du pétrole. Au moment où je vous parle, le Brent évolue autour de 105 dollars le baril, ce qui alimente naturellement les craintes sur les marchés.
Il fallait s’y attendre.
Avant de poursuivre, je voudrais vous rappeler une notion sociologique absolument essentielle pour comprendre les marchés financiers : l’opinion publique.
L’opinion publique est extrêmement volatile. Elle peut basculer très vite de l’optimisme à la panique. Et surtout, elle possède une mémoire de poisson rouge! Les investisseurs particuliers ont souvent tendance à paniquer et à vendre dans les moments de tension. A chaque fois. Comme à la fois précédente. Or il faut bien comprendre une chose simple : quand on vend dans la panique, on matérialise ses pertes. Parfois c'est nécessaire... si c'est pour arbitrer. Mais parfois c'est inutile et contre-productif.
À l’inverse, lorsque l’on garde une vision structurée, que l’on arbitre intelligemment et que l’on gère son portefeuille avec méthode, les phases de stress finissent généralement par devenir des opportunités.
C’est pourquoi je vous encourage une fois de plus à ne pas paniquer.
Le CAC 40 perd désormais près de 800 points par rapport à ses plus hauts d’il y a une quinzaine de jours. Nous approchons donc d’une baisse de l’ordre de 10 %, ce qui n’est évidemment pas anodin.
Mais il faut aussi replacer ce mouvement dans une perspective plus large.
Au-delà de la crise actuelle, cette correction était peut-être nécessaire pour permettre au marché de respirer.
Depuis plusieurs années, nous assistons à un phénomène particulier : dès qu’une crise survient, les marchés connaissent des flashkrachs rapides et violents, mais relativement courts.
Ces corrections rapides permettent souvent d’éviter les grands marchés baissiers prolongés que nous avons connus dans le passé, comme en 2002 ou en 2008.
Avec près de 10 % de baisse en une dizaine de jours, nous pouvons déjà parler d’un flashkrach, même s’il reste pour l’instant moins marqué que celui que nous avions connu en avril dernier lors de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump.
La configuration actuelle ressemble beaucoup à ce type de mouvement.
Et je vous rappelle que la stratégie que nous avions adoptée à ce moment-là avait été extrêmement gagnante pour notre portefeuille.
Sur le plan stratégique, je pense que nous avons jusqu’à présent géré cette crise de manière très rigoureuse.
Nous avons renforcé nos protections liées au pétrole, vendu les valeurs les plus exposées, considérablement allégé les équipementiers automobiles, et surtout évité certains secteurs particulièrement vulnérables.
Je vous ai notamment indiqué qu’il fallait éviter à tout prix les transporteurs aériens et les valeurs liées au tourisme.
Ces titres continuent aujourd’hui de s’effondrer, ce qui est parfaitement logique dans un contexte de flambée des prix de l’énergie et d’incertitudes géopolitiques.
Mais au-delà de la crise, il faut aussi adopter une vision structurelle des marchés.
Car plusieurs phénomènes très importants sont en train de se produire.
D’une part, nous assistons à une flambée du prix du pétrole. D’autre part, le prix du gaz repart également à la hausse.
Et un fait est presque passé inaperçu ces derniers jours : les déclarations de Vladimir Poutine évoquant la possibilité de couper les livraisons de gaz russe à l’Europe. Certes, la Russie ne représente plus qu’environ 7 % du gaz consommé en Europe, mais ce n’est évidemment pas négligeable.
Enfin, un autre élément mérite d’être mentionné : l’Iran a commencé à bombarder certaines usines de désalinisation dans les pays du Golfe, des installations qui permettent de rendre l’eau potable dans des régions où l’eau douce est extrêmement rare.
Tout cela rappelle une chose essentielle : l’énergie et l’eau sont deux ressources absolument stratégiques dans le monde actuel.
C’est pourquoi, dans une perspective structurelle et stratégique, et non simplement conjoncturelle liée à la guerre actuelle, je souhaite attirer votre attention sur deux valeurs que nos abonnés possèdent déjà en portefeuille.
L’une appartient au portefeuille Rendement, l’autre au portefeuille Croissance (dans sa partie "socle" donc proche d'une logique de rendement).
Je recommande ces deux titres depuis environ un an et ils donnent satisfaction, puisqu’ils affichent chacun une performance d’environ 15 % sur douze mois.
Ils sont actuellement en légère baisse, ce qui peut constituer une opportunité.
Ces deux valeurs sont directement liées à deux ressources essentielles : le gaz et l’eau. Toutes deux éligibles en PEA.
Une valeur française et une valeur espagnole, qui sur le moyen terme devraient bénéficier de la situation actuelle dont il faut voir les conséquences profondes et pas seulement immédiates.
Les voici :
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